Interview

Amandine Ropars

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7 Minutes

Exifs

Nom / Amandine Ropars
Age / 23 ans
Situation familiale / en couple
Localisation IRL / Guingamp

Style de photo / Mariage, portrait, lifestyle
Date de début de photo / Il y a 4 ans
Apprentissage / CAP Photo
Statut / AE
Date de début d’activité / 9 août 2011

Photographes préférés / Marianne Taylor, Love is big deal, Pretty days, Anne-Claire Brun, Greg Finck
Chansons préférées / Regina Spektor, Hero // Metallica , Nothing Else Matter // Justin(e) , Festen // Daft Punk, Instant crush
Films préférés / Kick Ass, Yes man, Watchmen, L’Etrange Noël de Mr. Jack
Livre préféré / Je déteste lire
Gourmandise préférée / J’aime tout ce qui est à base de sucre !

Une journée type en 5 mots / Exporter, retoucher, boire du thé, graver, s’inspirer

Appareil photo / Canon 6d, 5d mark II, 24 mm 1.4, 50 mm 1.4
Logiciel / Photoshop CS5 et Ligthroom

Amandine Ropars

Comment es-tu arrivée à la photographie ? Quelles sont les grosses étapes de ton évolution dans ce milieu ?
Je suis arrivée dans la photographie complètement par hasard et par curiosité. Tout à commencé à la fac, j’avais 18 ans, j’étais en licence d’arts plastiques et j’étudiais dans l’optique de devenir illustratrice. Différents ateliers découverte étaient proposés et j’avais choisi l’atelier photo argentique car, ayant déjà touché un peu à tout ( peinture, dessin, musique etc… ), la photo était quelque chose que je n’avais jamais essayé. Lors de cet atelier ça n’a pas été un coup de foudre immédiat, j’étais curieuse, perplexe, un peu perdue, d’autant que certains camarades avaient déjà des notions en photo (iso, vitesse, ouverture, tout ça c’était du chinois pour moi). Puis durant l’année scolaire il y a eu toutes ces grèves, la distance qui me séparait mon amoureux, le fait que j’avais envie d’études courtes, que les voisins étaient particulièrement bruyants, bref, j’avais surtout une grande envie de rentrer chez moi au calme. Et c’est là que tout à commencé. De nature très curieuse, je me suis dit, pourquoi pas essayer la photo. J’ai alors suivi une formation photo par correspondance. Au fur à mesure que j’apprenais, une passion naissait. J’ai ensuite passé mon CAP Photo en candidat libre. Diplôme en poche, j’ai ouvert mon AE et j’étais déterminée à tout faire pour y arriver.

Tu es jeune et pas très grande. Est-ce que ça n’a pas été difficile au départ d’être prise au sérieux ? Comment en as-tu tiré ton avantage ?
En effet ça n’a pas été simple au début. Lors des rendez-vous avec les clients, leur première question était plutôt directe » Mais tu es jeunes, tu as quel âge ? «. Aujourd’hui, avec l’expérience que j’ai, le fait que je sois jeune est vite oublié et au contraire mes mariés (souvent jeunes eux aussi ) se sentent rapidement à l’aise.
Sur les mariages, les invités pensaient parfois que j’étais la fille de quelqu’un, cependant c’est moins gênant, ça permet de me faire oublier plus facilement. Le tout est de ne pas se laisser marcher sur les pieds et surtout savoir s’imposer.
Pour ce qui est de ma taille (quoi? Il y a un problème avec ma taille?), je le prends comme un véritable atout, ça me permet d’être plus discrète, de me faufiler facilement parmi les invités. Mais en vrai, je ne suis pas si petite!

Avec tes différentes activités de photographe professionnelle, te reste-t-il encore du temps pour des projets personnels ? Si ce n’est pas le cas, le regrettes-tu ? Si c’est le cas, qu’est ce que cela t’apporte ?
La photo me prend 80% de mon temps. Les 20 % qui restent, j’essaie de les garder pour passer du temps avec mes proches, sortir, faire des projets perso type shooting inspiration mariage, mode, collab, essayer de finir ma série d’autoportraits » In My Room «, m’inspirer. Depuis quelques mois, j’essaye d’apprendre l’anglais (parce que c’est utile, mais aussi, dans l’idée de faire du mariage à l’international) et prendre du temps pour cela est un vrai parcours du combattant! Mon grand regret est de ne pas avoir assez de temps pour me remettre à la guitare, mais je me dis qu’il me faudrait au moins deux vies pour tout faire !

Tu travailles à Guingamp, une ville que l’on peut qualifier de “perdue” dans les Côtes d’Armor (oui, j’ai le droit de le dire !!). Ça a été un avantage ou un inconvénient pour toi pour ton business ? Comment as-tu réagis en étant loin d’une grande ville ?
Ma situation géographique a été un gros avantage lorsque j’ai débuté. Guingamp ce n’est pas bien grand en effet et le bouche-à-oreille ça va vite ! Je pense qu’à l’époque il y avait très peu, voire quasiment pas, de photographe ayant une approche photo-journalistique, moderne et lyfestile dans mon département et encore moins sur Guingamp. J’ai donc pu me faire connaitre et avoir des contrats rapidement et facilement. Aujourd’hui, j’habite toujours Guingamp (EAG le foot, toussa toussa) , car une grande partie ma famille y habite et j’ai un peu du mal à m’éloigner, mais concrètement je travaille » partout «. Je me déplace et inversement les clients qui aiment mon travail se déplacent jusque Guingamp (et quand j’y pense je trouve ça amusant!). Après, je ne pense pas rester toute ma vie à Guingamp, j’aime beaucoup Rennes et particulièrement Nantes.

Est-ce que j’ai le droit de dire qu’une partie de ton travail est “girly” ? (tu as le droit de taper ;) )
J’ai beau écouter du métal, aller au hellfest tous les ans et être tatouée, je dois malheureusement bien le reconnaitre, une partie de mon travail est un peu girly … eh oui! J’aime le rose pastel, les paillettes, la dentelle, les couronnes de fleurs, c’est ma sensibilité féminine qui parle!
Heureusement tout mon travail n’est pas girly. (Et même si je l’avoue, ça ne m’empêchera pas de te taper quand même!)

Tu as fait tes premières armes en faisant de la photo de mode et ensuite de la mise en scène, comment la photographie de mariage est arrivée à être ton activité principale ?
Je me souviens du tout premier mariage que j’ai couvert, j’étais la second shooter d’un photographe ayant une approche très traditionnelle(photographies posées, photo de groupe avec estrade etc…). Je suis rentrée chez moi en me disant que jamais de la vie je ne serai photographe de mariage. Quand j’y repense, ça me fait encore sourire! J’ai ensuite découvert le travail de certains photographes ayant une approche type reportage et plus créative, et j’ai subitement changé d’avis. Au fil des saisons, j’ai pris goût à l’ambiance de ces belles journées, les rencontres, ce bonheur et cette joie, et petit à petit je me suis spécialisée dans le mariage.

Tu commences à te lancer dans la formation, après avoir co-animé un workshop sur la photographie de mariage, tu lances un workshop sur le portrait, comment souhaites-tu développer cette activité par la suite ?
Très sincèrement, je n’en ai strictement aucune idée! Je n’y ai pas réfléchi. Je fonctionne beaucoup en fonction de mes envies. Ce workshop portrait, j’y pensais depuis plusieurs mois. Je l’ai lancé parce que j’avais très envie d’en faire un, en petit comité, afin de pouvoir passer un max de temps avec chaque personne et partager le plus possible. Si dans 6 mois l’envie me prend de vouloir en faire un deuxième, pourquoi pas. Ce qui est certain, c’est que pour le moment je souhaite que cela reste occasionnel. Un workshop demande du temps, beaucoup d’énergie et j’essaie de me modérer.

Tu parles de te lancer dans le mariage à l’international, en plus de tes cours d’anglais que mets-tu ou comptes-tu mettre en œuvre pour y arriver ?
Cette année j’ai beaucoup sélectionné les mariages que je voulais faire et j’ai privilégié des destinations qui m’intéressaient, hors Bretagne. J’ai également décidé de devenir une photographe Fearless (une société américaine qui référence les photographes de la planète), afin de me surpasser davantage et de faire découvrir mon travail à une clientèle étrangère.

Quels conseils te paraissent primordiaux pour un photographe qui voudrait se lancer dans le mariage ?
Avant toute chose, posez-vous les bonnes questions, réfléchissez à pourquoi vous voulez être photographe. Inspirez-vous, ne cherchez pas à copier, soyez créatif. Et sachez aussi que vous vous lancez dans une aventure qui est loin d’être facile et que cela demande beaucoup d’énergie.

Quel est le moment que tu préfères photographier durant un mariage ?
Il n’y a pas un seul moment, j’aime photographier tous les moments » forts «, du début jusqu’à la fin de la journée. J’aime l’ambiance des préparatifs le matin, sentir ce stress et cette excitation de la mariée palpable dans la pièce. Je suis quelqu’un qui adore faire la fête, du coup la soirée est également un moment que j’apprécie beaucoup, il s’y passe souvent des moments très improbables.

Que penses-tu que ton regard féminin rajoute à tes photos ?
J’aime la douceur, que ce soit dans mon traitement d’images ou dans ce que dégage une photo. Lorsque je suis en reportage, je vais, par exemple, être attirée par un détail de dentelle, un regard plein de tendresse etc … je pense, en effet, avoir une sensibilité féminine qui se ressent dans mon travail mais qui n’est pas facile à expliquer.

As-tu gardé une autre activité artistique à côté de la photo ? Si c’est le cas quelle influence ça a dans tes photos ?
Auparavant, je dessinais beaucoup et je grattais quelques notes de guitare. Il faut savoir que l’univers de Tim Burton m’a toujours beaucoup inspiré, d’ailleurs, cela se ressentait dans mes illustrations. Il n’est pas impossible qu’un jour je réalise une série de portraits mode dans une ambiance très sombre. Pas facile de répondre à cette question sans partir dans tous les sens!

Où te vois-tu dans 10 ans ? (tu pourras revenir sur ta réponse dans 10 ans pour comparer )
Dans 10 ans? Mon dieu c’est loin! Honnêtement je ne sais pas, je me projette facilement dans 1 ou 2 ans, mais pas 10 ans, ça ne correspond pas à ma philosophie de vie. La vie ne se programme pas, tout peut arriver! Mais je vais quand même vous dire un secret, j’ai une liste de 30 choses à faire avant d’avoir 30 ans, j’espère que d’ici là, j’aurais pu rayer chaque ligne de cette liste!

Merci Amandine!

Actualités

Amandine organise aussi des Workshop Portrait. En 2015 aura lieu la deuxième édition, la date sera communiquée début janvier. Au programme, une matinée théorique sur sa vision de la photo (photos posées — non posées, gestion de la lumière, une approche cinématographique, raconter une histoire, mettre à l’aise et imposer ses idées), l’après-midi une partie démonstration, puis, pour les stagiaires, une partie pratique coachée et enfin son workflow. Sa démarche dans ce workshop est de montrer sa façon de travailler de A à Z.

Plus d’informations par ici : www. amandineropars.com 14

Interview Amandine Ropars
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