Interview

Maou Bertrand

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8 Minutes

Exifs

Nom / Maëlle
Pseudo / Maou Bertrand
Age / 25 ans
Situation familiale / en couple depuis six ans bientôt 
Localisation IRLParis, France

Style de photo / Beaucoup de portraits mais parfois de la photo de voyage
Date de début de photo / 2006 voire avant, j’ai commencé jeune avec l’arrivée des premiers compacts numériques
Apprentissage / Autodidacte
Statut / En cours d’AE
Date de début d’activité / Soon 

Photographe préféré / Vivian Maier
Chanson préférée / En ce moment, I’ll be the Night de Money
Film préféré / Mary Poppins
Livre préféré / L’écume des Jours de Boris Vian
Citation préférée / 
Région préférée / La Drôme, ma région natale <3
Gourmandise préférée / Le chocolat

Une journée type en 5 mots / Sport – Travail – Portraits – Labo – Scans

Appareil photo / J’ai un canon 50D pour le numérique, un et en argentique j’utilise principalement mon Canon AE1 et un Yashica A. Je suis fan de mon Zenit E et de mon Canonet QL17 giii
Logiciels / Photoshop et lightroom (mais j’ai du mal à m’en servir… même si je devrais)

Maou Bertrand

Comment t’es tu retrouvé avec un appareil photo greffé sur l’œil ?
J’ai commencé à faire des photos avec un boitier argentique automatique qui appartenait à mes parents. Mon premier souvenir est lié à cet appareil et notamment à une séance photo avec ma petite sœur. Avec l’arrivée des compacts numériques j’ai vite eu envie de m’en procurer un, à l’époque dans le but d’illustrer les articles de mon blog avec des autoportraits ou des paysages, puis je me suis amusée à prendre mes amis en photo et je me suis tournée petit à petit vers le portrait mais tout en continuant à faire du paysage lors de mes voyages.

Pourquoi ce choix de faire la majorité de tes photos en argentique ?
J’aimais acheter des vieux appareils sur des vides greniers lors que j’étais adolescente ! J’en avais une sacrée collection dont je ne me servais pas (que j’ai toujours, je suis très attachée à mes objets et même s’ils ne me servent pas, j’aime les avoir d’autant plus que ce sont de très beaux objets !). En arrivant à Paris à 18 ans, j’ai rencontré, grâce à Flickr, des photographes qui travaillent essentiellement à l’argentique et cela m’a donnée envie de m’y essayer. Très vite, j’ai voulu aller plus loin et je me suis offert un Canon AE1. C’était il y a 6/7 ans. Dès la première pellicule j’ai su que cet appareil et cette façon de travailler étaient faits pour moi. D’ailleurs, je photographie toujours essentiellement avec ce boîtier lorsque je fais des collaborations ou que l’on me fait des commandes qui doivent être réalisées uniquement en argentique.

Fais-tu tes développements et tes tirages ?
Malheureusement non. Je passe par un laboratoire (Nation Photo à Paris) qui fait du bon boulot. Par contre, je scanne mes films et au vu du temps que cela me prend déjà, je suis contente de ne pas développer moi-même mes photos. C’est dommage de faire de l’argentique et de ne pas développer mais techniquement je ne peux pour l’instant le faire. J’ai voulu m’y mettre l’année dernière, j’ai même eu le droit à un cours privé avec Alexandre Maller , mais je me suis rendue compte que chez moi je ne disposais pas de pièce totalement plongée dans le noir et cela m’a freinée. Il faut également un peu de temps devant soi et pour l’instant ma vie personnelle et professionnelle ne m’en laissent que très peu.
Je pense déménager prochainement et » la pièce » que je puisse plonger dans le noir total sera l’un de mes critères, sans aucun doute ! A suivre donc pour voir mes premiers vrais développement totalement maison. En tous cas j’avais adoré voir Alexandre à l’oeuvre et le noir et blanc des photos développées à la maison est tellement plus beau !
Je ne fait pas non plus mes propres tirages. Je fais d’ailleurs très peu tirer mes photos. J’aimerais bien, lorsque j’aurais le temps et les moyens, me pencher sur ces techniques !
J’ai encore tellement de choses à expérimenter et c’est tant mieux 

Pour une même séance pars-tu avec différents appareils et pellicules ? Si oui, comment se fait ton choix ?
Quand j’ai commencé à faire réellement des collaborations régulières je partais avec mon numérique et mon Canon AE1. Puis j’ai lâché le numérique pour ne photographier qu’avec l’argentique. Je me suis offert il y a plus d’un an maintenant un Yashica A que j’embarque toujours sur mes séances photo en plus du AE1. Sur toutes mes séances photos je fais une pellicule au 35mm et une pellicule au 120mm, noir et blanc ou couleurs selon mes envies et la personne que je photographie. En ce moment je suis dans une période noir et blanc, hp5 poussée à 800 et j’adore les films couleurs de chez Fujifilm car ils sont plus saturés. Il m’est arrivé de photographier au Zenit E ou au Canonet QL17 GIII sur des collaborations mais ça me plaît moins pour ce type de séance.

Tu fais de nombreux portraits, ou plutôt série de portraits, est-ce une envie de fixer en plus du visage de ton modèle, une tranche de sa vie ?
Ces séries racontent effectivement en quelque sorte une histoire… l’histoire que j’ai partagé avec le modèle, à un moment donné, dans un endroit donné, à une heure donnée, une histoire durant laquelle on improvise ensemble avec la météo, le lieu, ses habits et son corps.

Comment prépares-tu une séance de portraits ?
Je rencontre la majorité des modèles grâce à Internet, ce sont rarement des mannequins professionnels mais plutôt des modèles amateurs et souvent des comédiens. Il faut que les gens me plaisent et m’inspirent sans forcément être des beautés de type mannequin. Au début j’ai dû aller les chercher, j’ai essuyé des refus et je n’aimais pas ça, mais maintenant de plus en plus de personnes inspirantes se présentent à moi de façon spontanée et c’est génial ! On s’envoie des mails par le biais des réseaux sociaux et l’on décide ensemble d’une date, je donne un lieu, si j’ai une envie particulière de stylisme je la précise au modèle mais si je n’en ai pas je lui dis de venir comme il veut, comme il se sent bien. Les séances photos durent entre une heure ou deux heures, jamais plus car je sais que ça peut-être épuisant et ça n’est pas productif à mon goût. De toutes façons je ne prends que deux pellicules sur moi. En général je pars sur une séance photo avec très peu d’idées en tête, j’ai juste envie de me laisser guider par l’inspiration du moment, par mon humeur, l’humeur du modèle et par ce que l’on va avoir envie de créer ensemble. La lumière est super importante et cela peut me gâcher une séance, en général je shoote très peu en hiver ou alors en intérieur, car à Paris c’est trop souvent gris. Par contre au printemps ou l’été au matin c’est vraiment parfait. Une fois la séance finie je dois apporter les films au labo, les scanner mais aussi les nettoyer, une fois tout cela fait je regarde les photos, j’enlève celles qui me plaisent moins, j’attends quelques jours, je reviens sur les photos et je refais un tri puis j’envoie au modèle l’ensemble de la série. Un nouveau tri s’effectue également avant la publication sur mon blog.

Tu as photographié plusieurs fois Tifenn-Tiana Fournereau, peux-tu nos raconter l’histoire des ces séances ? 
Tifenn-Tiana Fournereau est chanteuse et comédienne et je l’ai connue grâce à Agathe Rousselle, une de mes premières muses. Nous avons fait plusieurs séances photos ensemble, chose qui arrive parfois avec des modèles hyper inspirantes ! Ce que j’adore avec Tifenn-Tiana c’est qu’elle a un superbe dressing, des idées et des envies qu’elle sait me retranscrire. La première séance photo était au Jardin du Luxembourg en été, elle est arrivée avec un sac rempli de fringues superbes et nous avons shooté trois tenues différentes. Pour le coup j’ai fait une pellicule de plus que d’habitude tant il y avait de choses à faire. Nous avons fait un tour du parc et elle s’est changée au fur et à mesure lorsque l’on avait fait le tour d’une tenue. J’étais super contente de cette séance et j’ai eu très vite envie de rebosser avec elle !
Pour notre seconde séance photo c’est Tifenn-Tiana qui m’a fournies les idées, elle avait envie d’un shooting ambiance cocooning, noir et blanc et elle avait l’appartement idéal pour ce type d’ambiance. Elle avait préparé des tenues parfaites pour la séance photo ! Il faisait très chaud, c’était pendant la canicule à Paris, mais nous avons réussi à faire ces images que j’aime beaucoup.

Tu photographies souvent tes proches au gré de vos rencontres, est-ce que cette expérience t’a été utile pour photographier ton premier mariage ?
J’ai répondu à la seconde question sans lire celle-ci mais oui, c’est sûr que photographier mes proches m’a été utile dans ma pratique de la photographie de façon générale. La photographie de mariage est vraiment particulière et je crois que l’on ne peut pas l’appréhender tant que l’on ne l’a pas essayé.

Pour la photo de mariage tu as choisis l’argentique ou le numérique ? Et pourquoi ce choix ?
Je photographie pour l’instant en numérique car mes clients ne me demandent pas de l’argentique en revanche je serais très heureuse si on m’en faisait la demande. Je ne sais pas si j’oserais tout faire en argentique seulement en revanche, ou alors il me faut plusieurs boîtiers pour bien tenir la distance et pas forcément des Canon AE1.

Qu’est-ce que cette première expérience t’a appris ?
Déjà, ça m’a beaucoup plu. J’aime bien faire des portraits volés de réelles émotions et ce jour là je n’ai fait que ça ! Maintenant, j’attends avec impatience la saison à venir pour aller plus loin encore.
Ma première expérience dans le mariage m’a appris que l’on pouvait avoir mal aux bras en faisant de la photo, mais aussi aux doigts et aux épaules… parce qu’après dix heures d’affilées à avoir deux appareils photos sur les épaules, on comprend tout ça.

Tu fais aussi de la photo de voyage, qu’est-ce tu cherches à montrer à travers tes photos et comment se fait le choix des lieux ?
La photographie de voyage me permet non seulement d’avoir un souvenir des endroits sublimes que je vois mais également de partager mon amour de la nature avec les autres. Les destinations de mes voyages sont choisies en fonction de mon budget et de mes envies et les lieux que je photographie en fonction d’où me mènent les voyages.

Le voyage de te rêves serait où ?
J’ai plusieurs rêves de voyage que je veux absolument réaliser : Népal, Birmanie, Thaïlande et Iran…

Quels sont tes projets pour la suite ?
J’en ai tellement !
J’aimerais vraiment arriver à avoir encore plus de temps à consacrer à la photo. Renforcer l’aspect professionnel, avec les particuliers (mariage/evjf/grossesse) mais aussi l’aspect personnel avec des collaborations.
Continuer à élaborer des projets plus travaillés avec maquilleuse, stylisme car c’est une façon totalement différente de travailler qui me fait du bien. J’ai un shooting perso en collaboration avec une modèle et une maquilleuse que je vais sortir bientôt, c’était un gros projet ça nous a pris une demie-journée mais c’était génial !
Je veux continuer à faire ces belles rencontres et à photographier la beauté des personnes qui m’entourent.
Je voudrais aussi exposer mes photos à Paris, mes portraits, pour rendre hommage à toutes ces personnes magnifiques qui m’ont donnée la chance de les prendre en photo.
Je voudrais finir ma série de photographies de nu en forêt à Paris et notamment en y ajoutant des séances avec des hommes, mais c’est difficile d’en trouver. A bon entendeur, homme ou femme 
Voilà pour les grandes lignes et ce qui m’occupe en ce moment.
A suivre, donc…

Merci Maou !

Comments

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  • Il y a 1 semaine 5 jours
    Ellhege E.

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