Interview

Julien Chauvin

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5 Minutes

Exifs

Nom / Julien Chauvin
Age / 33 ans
Situation familiale / Marié, 2 enfants
Localisation IRL / Dans le 36, en France (mais né en Belgique, une fois)

Style de photo / Beaucoup de paysages et un peu de tout
Date de début de photo / 2009
Apprentissage / Seul, avec mon ami internet !
Statut / Amateur (mais pouvant facturer à l’occasion car AE pour une autre activité)

Photographe préféré / Robert Cornelius, même si il a un profil plutôt porté sur le composite (c’est clairement la direction que j’aimerais prendre)
Chanson préférée / En ce moment : Rone — Bye Bye Macadam
Film préféré / 60 secondes chrono (le 1er DVD que j’ai eu, donc je l’ai usé !) sinon en plus récent, Interstellar
Livre préféré / Les BD ça compte ?
Citation préférée / 100% des choses qu’on ne tente pas échouent
Région préférée / Pyrénées-Orientales
Gourmandise préférée / Kinder delice

Une journée type en 5 mots / Une idée ou une envie pointe le bout de son nez, j’attrape l’appareil, je me balade (souvent en VTT), je me trouve un coin tranquille, je m’installe et prends le temps de faire ma/mes photos (le post traitement étant le plus souvent différé de plusieurs jours/semaines/mois/années!)

Appareil photo / Canon 600D, Sigma 10-20mm f4.5-6, Canon 50mm f1.4, Sony Nex-5r, pancake 16-50mm, bague Viltrox Canon EF vers Sony E … et mon smartphone (Xiaomi mi3 en ce moment) !
Logiciel / PHOTOSHOP !! 11 !

Julien Chauvin

Comment la photographie est rentrée dans ta vie ?
La photographie en tant que tel, je dirais à peu près en même temps que l’arrivée de la photo numérique grand publique. Étant geek avant d’être photographe, les premiers appareils photo numériques me fascinaient, j’avais alors craqué en 2003 sur un Konika Minolta Dimage Z1 (bridge avec zoom 10x et 3,2 Mpixels). Je l’avais clairement acheté pour le coté «high-tech» de l’objet et non réellement pour le coté photo, c’est un comble non ? Toujours est-il qu’une fois acquis, et bien il me fallait faire des photos, histoire de justifier un minimum cet achat impulsif ! C’était principalement des photos de famille et de vacances, rien de bien passionnant mais ça m’a permis de découvrir que ce qui étais encore mieux que prendre des photos, c’était de pouvoir les modifier (légèrement) à ma guise sur mon écran d’ordinateur. C’est là que la base de ma passion c’est installée, cependant, je ferais une pause de 4 ans dans ma pratique jusqu’à acquérir mon 1er reflex numérique (un Canon 1000D) en 2009 et de me mettre enfin a faire de la photo de façon plus assidue.

Quel style de photo fais-tu ?
Principalement du paysage, mais j’aime toucher à tout et expérimenter des choses, je ne m’enferme donc pas complètement dans un seul genre. Et pourquoi le paysage ? Et bien c’est sûrement mon coté solitaire qui me dicte ma pratique. Explorer des endroits déserts, sans trace d’autres êtres humains, juste moi et mon appareil … J’aime prendre mon temps, il n’est pas rare que je rentre d’une sortie photo avec juste 1 ou 2 clichés (voir aucun, je ne me force pas si j’ai pas l’inspiration). C’est aussi pour ça que je fais très peu de portraits.

Peux-tu nous décrire une séance photo type avec toi ?
Il y a en général 2 cas de figure. Soit j’ai une idée très précise de la photo que je veux faire, et dans ce cas là je vais à l’essentiel. J’ai en souvent une image mentale du rendu final que je souhaite. Du coup la photo s’impose à moi, ce qui permet de savoir précisément où je vais et d’être concis. Par contre ça implique souvent pas mal d’exploration (souvent en vélo) pour dénicher un endroit qui correspondra à peu près à ma vision. Soit j’ai juste envie de «prendre l’air», et là, la photo est secondaire. Je me promène et si jamais quelque chose d’intéressant se présente, je dégaine. Du coup je peux rentrer avec parfois plusieurs dizaines de photos et parfois sans aucunes, d’ailleurs dans ce contexte là, il m’arrive de shooter au smartphone (et oui). Une fois rentré, je visionne rapidement les clichés mais en général je laisse couler du temps avant d’entamer le développement et la retouche.

Quel est ton projet ou shooting rêvé ?
Ah ! Pas facile de répondre car j’ai une demi douzaine de projets couchés sur le papier que j’aimerais pouvoir un jour mener à terme. Mais dans l’absolu, j’adorerais pouvoir passer quelques semaines en Islande pour faire des photos, seul avec mon appareil et mon trépied (ce qui n’arrivera probablement pas avant bien longtemps, difficile de laisser femme et enfants ;) )

Qu’est-ce tu aimes et/ou recherches dans la photo de paysage ?
La tranquillité ! Rien de plus agréable pour se ressourcer que de se retrouver seul face à la nature. C’est bonne façon de s’évader et de se vider l’esprit après une journée ou une semaine chargée. Figer ses instants en image me permet de les prolonger.

Tu choisis souvent des fins de journée ou des ciels très chargés, pour quelles raisons ?
Le ciel est une ressource quasi illimitées de textures et de couleurs. Il faut avouer qu’un dégradé d’un ciel de fin de soirée ou la texture d’un ciel d’orage reste bien moins ennuyeux qu’un simple ciel bleu.

Qu’aimes-tu dans le post-traitement et pourquoi attendre si longtemps entre la prise de vue et le traitement d’une photo ?
Le post traitement est essentiel pour moi, même si parfois ça ne va pas plus loin qu’un simple développement, il reste nécessaire pour apporter ma vision. Ensuite comme il est plus facile pour moi de me libérer du temps à passer derrière ma souris plutôt que derrière mon appareil photo, le post traitement a prit une place naturellement importante dans mon flux de travail. Pour le temps d’attente entre prise de vue et le traitement, il s’agit avant tout d’avoir un certain recul. Mon tri est bien plus pertinent quand j’attends un peu. Et puis comme mon temps libre n’est pas extensible, les jours ou je shoot, j’ai rarement le temps de rester beaucoup derrière mon écran, du coup ça permet de repartir la charge de travail.

On trouve aussi pas mal d’autres genres dans ta galerie, y a t’il une autre discipline que tu voudrais développer à l’avenir ?
J’avoue que j’ai un peu de mal à me fixer sur un seul genre, même si c’est le paysage qui me parle le plus, j’aime aussi beaucoup l’urbex, mais que je pratique moins étant donné la difficulté pour trouver des lieux appropriés. J’aimerais aussi un jour être un peu plus à l’aise avec «l’être humain» et en intégrer plus souvent dans mes compositions. Cela donne facilement une autre dimension aux paysages et à l’architecture, que ça soit pour rendre compte de l’immensité des décors, ou plus simplement pour appuyer l’ambiance. Même si ça semble aller un peu à l’encontre de ma recherche de tranquillité, ça rendrait mon travail plus riche.

Merci Julien !

Interview Julien Chauvin
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