Interview

Sébastien Barriol

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8 Minutes

Exifs

Nom / Sebastien BARRIOL
Pseudo / Chocoprince
Age /39
Situation familiale / Pacsé, une petite fille et un chat !
Localisation IRL / Saint Etienne

Style de photo / Un peu de tout en fait, ca dépend des périodes, on va dire plutôt portrait en ce moment
Date de début de photo / 2006
Apprentissage / Autodidacte
Statut / Amateur

Photographe préféré / Il y en a vraiment beaucoup en fait. De différents univers. Mais si je dois en retenir que 3 ou 4 je dirai Sam Portraitsbysam pour la qualité de ses portraits et sa chromie, vraiment fan de son travail… Loïc le Quéré pour son sens de la composition, la justesse de ses traitements et ses ambiances toujours très particulières…. Jeremie Mazenq dont je jalouse totalement son regard artistique sur le nu et pour terminer Thanh Tung Nguyen… regardez son univers pour comprendre pourquoi …. Il y en a vraiment beaucoup d’autres mais les lister serait beaucoup trop long en fait.
Chanson préférée / Ce n’est pas une chanson mais plutôt un album : “Metropolis Part 2: Scenes from a Memory” de Dream Theater… Un condensé de tout ce que j’appelle de la musique
Film préféré / Didou ou Tchoupi…. Je les connais par cœur en ce moment…..
Livre préféré / On va dire l’annuaire téléphonique (Je ne lis pas…. ou très peu)
Citation préférée / “Le monde de la réalité a ses limites ; le monde de l’imagination est sans frontières.” ….Ceci résume bien mes idées sur la photo d’ailleurs
Région préférée / Ce n’est pas une région mais plutôt un secteur : Le Vercors et la Chartreuse. Une moyenne montagne qui m’attire énormément
Gourmandise préférée / Le caramel au beurre salé

Une journée type en 5 mots / Nounou boulot miam chérie dodo

Appareil photo / Canon 5D mk3 , 50mm 1.4 tout pété , 85mm f1,8, 17-40L F4 et 70-200 F2,8
Logiciels / Lightroom et Photoshop

Sébastien Barriol

Dans tes photos de paysage il y a presque à chaque fois la présence de silhouettes ou de personnages, pour quelle raison ?
En fait, j’ai appris la photo en faisant principalement du paysage durant pas mal de randos dans le Vercors ou en Chartreuse. C’est un univers qui m’est cher et qui reste toujours au coeur de certain de mes projets. J’ai toujours voulu associer la beauté des paysage ou l’esthétique d’un décor avec la grâce d’un corps féminin dans son état le plus primaire : nu. C’est d’ailleurs le cas sur une série que j’avais appelé “Eve in Éden”. Une série que je catégorise dans le domaine du paysage contrairement à ce que beaucoup croient.

Dans ta série Eve in Eden tu commences par un diptyque et toutes les autres photos de la série sont, elles, uniques et en format paysage, pourquoi ?

Effectivement il y a un diptyque sur cette série. Cette image est une sorte d’introduction, une image à regarder un peu à part, un peu comme une bande annonce ;-) Le choix du format portrait est simplement lié à une idée de compo bien précise où je souhaitais ces 2 photos côte à côte. L’image qui clôturera cette série (pas encore faite mais ça va venir quand je trouverai du temps pour cela) sera d’ailleurs construite sur le même principe mais on y distinguera le personnage de face.

Qu’as-tu voulu exprimer dans cette série, pourquoi les modèles sont-elles systématiquement vu de dos ?
Eve est pour moi la représentation un peu biblique de LA femme : en apparence pur, et pourtant pas tant que cela. Au travers de cette série je ne souhaitais pas que l’on reconnaisse telle ou telle personne en train de poser. L’idée était d’avoir une représentation de cette femme de manière “ générique”, avançant dans le plus simple appareil au milieu de divers décors bucoliques ou architecturaux. Le principe pourrait bien sur être applicable et reconduit à l’infinie, c’est pourquoi je m’efforce de ne travailler que dans des univers graphiques ayant une lecture la plus symétrique possible (ce qui me complique grandement la chose… mais si c’est trop facile, c’est pas rigolo ;-))

Tu n’as pas épargné tes modèles dans la série, peux-tu nous raconter une des séances ?
L’idée est déjà bien construite dans ma tête depuis longtemps lorsque la séance se met en place. Une idée qui n’aboutit pas toujours, des abandons liés aux caprices météorologiques de dernière minute, la visite de la police qui débarque en plein milieu du shoot … Mais aussi de beaux imprévus qui amènent à de belles surprises (cf. la photo dans la brume avec Tia Ynam où nous étions initialement partis chercher un manteau neigeux). La séance en soit est très rapide,15 minutes tout au plus à partir du moment où nous sommes sur le site choisi.
C’est peut être toujours lié à mes premiers amours de photographe de paysage mais je me dis toujours que pour avoir une belle photo il faut aller la chercher la où elle se trouve. Si vous voulez un beau coucher de soleil, il faut le faire en hiver, partir en raquette à 4h du matin et monter sur les crêtes. Je mentirai si je disais que les modèles ne galèrent jamais… moi je reste au chaud dans ma doudoune, j’ai le rôle le plus facile. Mais j’ai toujours été clair sur les conditions et les modèles sont se sont toujours proposées d’elles même pour participer à ce projet . J’ai d’ailleurs toujours été surpris de voir que les personnes vraiment motivées pour aller chercher les images au delà de leur zone de confort ne sont pas celles que l’on pourrait penser ;-)

Qu’as-tu voulu exprimer dans cette série ?
Qu’on se pose ces questions en regardant la série complète :
Maintenant que la pomme a été croquée… Où va t’elle ? Que va-t-elle faire ? Pourquoi traverse-t-elle ces paysages et décors ? Que cherche t’elle ?….. La réponse dans une future série basée sur le chaos ;-)

Une question qui me taraude, pourquoi Chocoprince ?
Il faut le demander à mes anciens collègues ;-) C’est un vieux surnom que j’avais gardé pour éviter de m’identifier clairement sur les photos . Je ne l’utilise plus maintenant.

J’ai l’impression que la mise en scène est très importante dans ta pratique de la photo, qu’elle soit personnelle ou commerciale, peux-tu nous en expliquer la raison ?
La mise en scène est un axe qui devient en effet important dans mes projets. La photo est pour moi un moyen de créer des images. Je ne parle pas de photomontage, mais plutôt de créer des univers, tourner autour d’une idée. Il est certain qu’à l’avenir, cette notion de mise en scène va devenir de plus en plus omniprésente. C’est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas très prolifique en photo. J’aime l’idée de se triturer les méninges, d’essayer d’imaginer quelque chose pendant plusieurs mois, d’essayer de reproduire sur papier pour ensuite l’appliquer en photo.

Tu fais beaucoup de portraits mais pourquoi aucun homme ? ;)
Je ne pense pas que je fasse beaucoup de portraits. Du moins pas autant que je souhaiterai ….N’ayant pas de studio personnel ni le matériel approprié, il me faut passer par de la location ou par des potes photographes (un grand merci à Bertrand Carrot pour son aide et ses conseils sur mes dernières photos) . Bien qu’il ne soit plus vraiment une question de mise en scène, le portrait est une discipline qui m’intrigue mais sur laquelle je me sens techniquement très limité . J’expérimente un peu le portrait au ring light à l’aide d’une boîte à coucou fabriquée maison grâce aux conseil de Dany Diamond. C’est rigolo mais diriger un modèle reste compliqué pour moi. J’apprends, lentement mais sûrement.
Pourquoi pas d’homme ? Tout simplement parce qu’aucun homme (sérieux) ne s’est jamais proposé pour mes projets ;-) mais ça va venir prochainement normalement ;-)

Tu as éveillé ma curiosité, peux-tu nous raconter ce qui s’est passé avec la police lors d’une de tes séances ? ;)
En fait, nous avons à 2 pas du cœur de ville une jolie passerelle qui permet via un ascenseur de monter dans un vieux quartier de Saint-Étienne. C’est une passerelle que j’avais repéré il y a bien longtemps et que je souhaitais absolument réutiliser pour une photo de nu en composant le cadrage à l’envers.
Le gros soucis est que cette passerelle se trouve dans un secteur assez critique niveau sécurité. Les patrouilles de polices sont assez fréquentes et faire une photo à un horaire où les gens rentrent chez eux et donc empruntent cette passerelle était risqué…. Une visite était donc à prévoir…. Ce qui n’a pas loupé…. il a fallut 15 min tout au plus pour voir arriver les voitures de police. Nous avons «joué » les candides et par chance nous n’avons eu droit qu’à une grosse leçon de morale. J’étais surtout embêté pour la modèle qui était toute timide et qui aurait pu prendre cher…mais bon tout s’est bien terminé finalement, j’ai pu réussir à faire ma photo …. Après 3 échecs successifs sur ce spot ;-)

Comme tu nous l’expliques tes projets sont construits bien avant les prises de vue, quelle est ta méthode, tu les écris, tu fais des dessins, ou tout est dans ta tête ?
Oui, principalement pour une série autour de la lévitation, je réalisais presque toujours un croquis, je dessinais mon idée ainsi que la pose que j’allais demander à la modèle. Je suis pas très bon dessinateur, je suis pas certains que les modèles aient toujours compris mon idée mais c’était indispensable pour moi afin d’essayer de raconter quelque chose.

Tu fais aussi de la photo de concert ce qui est aux antipodes de tes photos au calme et en communion avec la nature, qu’est-ce qui te plaît dans cette pratique ?
J’ai arrêté la photo de concert il a 2 ou 3 ans car j’avais trop de soucis avec mes oreilles. C’est vrai que nous sommes aux antipodes de ce que je fais actuellement, mais j’ai toujours aimé la photo de concert. C’est peut-être lié à mon passé de zicos ;-) J’avais à l’époque eu la chance d’intégrer l’équipe de froggy’s delight (http://www. froggydelight.com) , un superbe Webzine culturel français pour qui je faisais des reportages photos et texte sur pas mal de concerts dans la région Stéphanoise. La photo de concert est une discipline très particulière où il faut être rapide, précis , jouer des coudes parfois même, mais j’y ai beaucoup appris, rencontré beaucoup de belles personnes. C’est vraiment intéressant de jouer avec une lumière en totale évolution et que l’on ne maîtrise pas ! J’ai gardé un très bon souvenir des couvertures du festival paroles et musique où nous faisions 3 à 4 concerts dans la journée, où nous écrivions les reportages dans la foulée pour qu’ils puissent être en ligne le lendemain. Sportif mais prenant !

A côté de tes projets personnels tu fais aussi des reportages mariage et des photos de famille, qu’est-ce que cette activité t’apporte ?
Exactement, c’est une activité extrêmement stressante pour moi. Associer la notion d’argent et l’obligation de résultat est contraire à mes envies de photographe. Il y a clairement de belles choses à faire sur les mariages mais il est souvent frustrant de devoir se limiter à la demande, de ne pas pouvoir prendre son temps… Cependant ça fait aussi parti du jeux, c’est le rôle du photographe d’essayer de recréer en image les émotions d’une journée si particulière ;-).

Merci Sébastien !

Actualités

Exposition d’une partie des travaux de Sébastien (principalement Eve et quelques lévitations) au festival de photo «Photo dans Lerpt» à Saint Genest Lerpt (42) du 30 Mai au 7 Juin.

Interview Sébastien Barriol
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