Interview

Maxime Franch

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7 Minutes

Exifs

Nom / Franch Maxime (ça se dit Franck comme le prénom ^^)
Age / 19 ans
Situation familiale / En couple ;) !
Localisation IRL / Pour études Saint Etienne encore quelques mois, sinon je suis sur Lyon et Cannes en France.

Style de Photos / Essentiellement du Portrait
Date de début de photo / On va dire le jour où j’ai reçu mon premier appareil Canon 600D avec 18-55mm? 7 Juillet 2012 pour mes 16 ans mais j’ai eu le déclic pour la photo en 2010 lors d’un safari en Afrique avec l’appareil de la famille acheté pour l’occasion
Apprentissage / Au début autodidacte de 2012 jusqu’en 2014 l’année de ma rentrée en BAC PRO PHOTO où j’ai pu apprendre les techniques photos, enfin comment tout cela fonctionne et me perfectionner dans ce métier aussi
Statut / Amateur vu que je n’ai pas de Siret etc .. .

Photographe préféré / Il y en a beaucoup, mais je suis admiratif devant chacune de ses images : Ansel Adams
Chanson préféré / En ce moment : Sia — Bird Set Free Film préféré / Hatchi — de Lasse Hallström
Livre préféré / Alors là je ne vais pas pouvoir y répondre je ne lis pas
Citation préférée / «Les avis c’est comme les trous du cul chacun le sien» non plus sérieusement ^^ «Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’êtes pas assez près» de Robert Capa
Région préférée / Je dirai Rhône Alpes et Ile de France photographiquement parlant et Côte d’Azur pour tout ce que j’ai pu y vivre ^^
Gourmandise préférée / Le tiramisu aux fraises !!

Une journée type en 5 mots / Levé / Préparation / Marcher / Rencontres / Tris

Appareil photo / Canon 6D avec un 50mm f/1.8 II pas plus pas moins !
Logiciels / Lightroom 5.6 et Photoshop CS 6

Maxime Franch

Actuellement tu suis des études pour passer un Bac Pro en Photographie, pourrais-tu, pour nos lecteurs qui voudraient suivre le même cursus, nous en donner les points forts et les points faibles ?
En effet je suis en Terminale Bac Pro photographie. Je lis souvent qu’être autodidacte est mieux et que cela revient au même que de faire des études spécialisées. Mais il y a beaucoup de points positifs pour des jeunes voulant se lancer dans le métier de réaliser une formation comme le Bac Pro : le suivi des professeurs (qui sont aussi des professionnels), on y apprend autre chose que de faire «une belle photo», notamment grâce à l’Histoire de l’Art et de la Photographie, qui nous offre un catalogue complet sur toute l’histoire de la photographie, nous donne à réfléchir sur nos images, à leur contexte, leur signification, etc etc.

Quelles sont tes sources d’inspirations, qu’est-ce qui nourrit tes photos ?
En terme d’inspiration pour mes photos, aujourd’hui je me sers énormément des réseaux sociaux qui nous offrent une banque d’images presque infinie, mais aussi lors des expositions que je peux voir ou même des livres (comme «Manicomio» de Raymond Depardon). Sinon en terme de film, il y a dernièrement le film «Human» de Yann Arthus-Bertrand qui m’a inspiré une nouvelle série que je suis en train de réaliser.

Pourquoi ce choix du noir et blanc ?
Je choisis très souvent le Noir et Blanc dans mon traitement pour la force qu’il peut donner à une image et à la manière dont il peut la sublimer également. Je trouve que les émotions ressenties ne sont pas les mêmes en couleurs qu’en noir et blanc.

Comment t’es venu l’idée de la série «Homeless» ?
Pour ma série «Homeless» l’idée ne m’est pas venu spontanément, mais grâce à une rencontre avec un sans-abri dans les rues de Lyon, complètement par hasard. Je suis allé le voir sans la prétention de vouloir réaliser une image, mais juste avec l’envie de lui parler. Et de fil en aiguille, une complicité s’est installée entre lui et moi et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé mon premier cliché, sans savoir ce que cela pourrait m’apporter par la suite. Mais cette rencontre m’avais tellement changé que j’ai décidé d’entreprendre un contact avec ces Hommes de la rue qu’on ne regarde pas assez à mon avis.

Peux-tu nous expliquer comment tu procèdes pour réaliser les portraits de cette série ?
Pour construire cette série, je vais donc au contact de sans-abris. Je ne sais pas exactement le nombre de portraits que j’ai depuis le début, mais l’approche est toujours délicate. Pour ma part je suis toujours stressé avant de m’approcher de quelqu’un mais cela disparaît une fois dans «l’action». Je dis que l’approche est délicate, car je ne sais jamais comment pourrait réagir une personne, ils peuvent être surpris, avoir bu (beaucoup pour certains), avoir des armes blanches sur eux etc… . C’est pourquoi, si je sens qu’une personne refuse le premier contact, je n’insiste pas et je m’en vais. Mais pour le premier contact j’arrive doucement et je dépose quelques pièces, et on se serre la main, de là le contact se fait et après c’est que du plaisir sans réelle conversation mais plus des mimiques et intonations. Et pour conclure notre rencontre je leur offre un petit tirage 10x15 pour qu’ils le gardent sur eux, c’est un moment assez particulier car aucun d’eux n’a l’habitude de se voir en photo, au contraire de nous qui réalisons des dizaines de selfies.
En ce qui concerne mon traitement, je le travaille à chaque image un peu plus, mais c’est un travail qui m’a demandé beaucoup de temps. J’ai fais beaucoup d’essais personnels, beaucoup d’échecs aussi mais petit à petit je suis arrivé au résultat qui me convient et c’est le principal, même s’il ne plait pas forcément à tout le monde, et je peux le comprendre. Je travaille principalement sur Lightroom 5 et également sur Photoshop Cs6.

Tu as certainement de nombreuses histoires à nous raconter grâce à ces rencontres, peux-tu en partager avec nous ?
Des histoires peut-être pas vraiment mais quelques moments qui m’ont marqué oui. Notamment le jour où j’ai rencontré la personne que j’ai appelé «Without Name». Ce nom vient du fait qu’il n’a su prononcer aucun mots pendant toute notre rencontre à part des «HUM HUM», je pense qu’il était muet. Et pour essayer de parler avec moi il a commencé à écrire sur le sol, puis a pris ma veste pour essayer d’écrire dessus, ou encore mon ancien boîtier de l’époque, mon 600D Canon, il avait essayé d’écrire sur l’écran de visionnage.. , pour enfin prendre ma main et y inscrire à l’encre des signes totalement incompréhensibles pour moi, mais qui devaient signifier beaucoup de choses pour lui. C’était vraiment une rencontre très spéciale qui m’a beaucoup marqué personnellement.
Il y a aussi le jour où j’ai revu Illi après presque 6 mois d’absence. Je n’avais aucune nouvelles de lui (je ne l’avais pas vu à son endroit habituel) de la Fête des Lumières à Lyon 2014 jusqu’en mai 2015. Et un samedi, au moment où j’allais prendre le métro à Lyon, je suis retourné à l’endroit où il est d’habitude, juste au cas où, par réflexe depuis quelques mois, et là .. Je le vois assis contre son arbre, je n’ai pas du tout réfléchi, je suis allé le voir et on s’est serré l’un l’autre, c’était un véritable moment d’émotion, qui m’avait bien retourné émotionnellement à l’époque.

Le parallèle qui est souvent fait avec le travail de Lee Jeffries t’agace t-il ?
Aujourd’hui je ne prends même plus la peine de me défendre face aux personnes qui pourraient m’accuser de plagier Lee Jeffries que je respecte énormément. Mais je ne peux pas empêcher ce parallèle même si au début de ma série je ne le connaissais pas et c’est à force de faire des images et de les partager que j’ai commencé à voir son nom apparaître. Après, même si notre sujet est le même (les sans-abris), nous n’avons pas le même mode de travail, traitement et je tente de me «séparer de son image» en réalisant une série sur les mains de ces sans-abris qui me tient à cœur, car pour moi leur vie ne se lit pas uniquement dans leur regard. Et également en essayant de produire et de montrer d’autres images de temps en temps (autre que ma série «Homeless»).

Comment procèdes-tu pour faire ton editing ?
En ce qui concerne mon editing, dans un premier temps je balance tous mes RAW sur Lightroom, après je les passe en revue rapidement chacun à la suite et quand je vois le regard qui retranscris l’émotion que je veux faire ressortir, je sélectionne la photo et je continue.
Après, en général il n’y a vraiment que ⅔ photos qui sortent du lot pour la retouche, et elles se repèrent rapidement (pour ma part). Pour les différentes expositions que j’ai pu faire, j’ai toujours privilégié les portraits qui me tenaient le plus à cœur, mais je les aime toutes et les voir tirer c’est toujours les redécouvrir donc si je peux les faire tirer en grand format (pour apprécier le papier, la photo…) je le fais! En ce qui concerne le concours, j’ai continué dans cette démarche, et sachant ce que ⅘ photos rendraient j’étais sûr de ne pas prendre de risque sur l’impression des tirages fait par «Art Photo Lab», et avec la tonne de demandes qu’ils ont eu je me voyais mal faire des essais de papier juste pour voir etc.. .
Pour résumer : je fonctionne toujours au coup de cœur ! ^^

Tu as une autre série de portraits de rue à Londres avec une approche différente, peux-tu nous en dire plus ?
Bien-sûr ! Alors pour cette série, c’était dans le cadre d’un sujet qu’on a reçu en sortie scolaire sur Londres. Le sujet était de montrer que cette ville est cosmopolite et j’étais donc parti pour prendre le plus de gens possible en photo, mais étant donné que l’on ne pouvait pas s’arrêter comme on le voulait, j’ai décidé de réaliser des portraits à la volée, et par la même occasion de m’essayer à un autre type de photographie moins posée, plus dans l’action et prendre le contre-pied de ma série principale sur les sans-abris.

Quels sont tes projets pour le futur ?
Mes projets futurs sont pour cette année : un beau voyage humanitaire au Maroc avec l’association «Cœur de Gazelle», je pense sincèrement que ce voyage sera dur émotionnellement, mais je vais pouvoir m’épanouir photographiquement. Il y a ensuite l’obtention de mon BAC et la présentation au concours pour la section Photographie de l’école des Gobelins, en y ajoutant des expositions! Enfin bref, pleins de bonnes choses qui ne vont pas me laisser le temps de souffler!

Merci Maxime !

Actualités

Maxime exposera à la Darkroom Galerie du 5 Avril au 31 Mai 2016 à Nice. 13 de ses photographies de la série «Homeless» y seront exposées.

Interview Maxime Franch
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